Noms de domaines – s’y retrouver dans la jungle des extensions

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Nom de domaine, un barbarisme pour certains, un passage obligé pour exister sur internet pour d’autres. Le nom de domaine est l’identité numérique d’une entreprise, même si l’essor des réseaux sociaux nuance et complexifie cette notion. Le nom de domaine, c’est l’adresse que vous tapez dans votre navigateur web pour atteindre le site web de votre choix. Il se décompose en 2 parties : le suffixe et l’extension. Le suffixe est votre nom ou votre marque (Google, Microsoft …) et l’extension exprime une territorialité ou une thématique (.com, .fr, .biz …). Généralement, le suffixe est unique et différencié; mais il en est tout autrement pour l’extension.

1641 extensions

A ce jour, on dénombre 1641 extensions ou TLD (pour Top Level Domain) réparties en 3 grandes classes :

  • Les gTLD ou global Top Level Domain : ce sont les extensions génériques et historiques n’exprimant pas de territorialité. Le plus célèbre et le plus répandu : .com
  • Les ccTLD ou country code Top Level Domain : ce sont les extensions exprimant une territorialité, chaque pays étant représenté par un code ISO à 2 lettres : .fr, .it, .de, .es …
  • Les nTLD ou new Top Level Domain : ce sont les extensions qui ont vu le jour à partir de 2013, depuis que l’ICANN, organisme régulateur de l’internet, a décidé de libéraliser cette pratique et permettre à chacun de créer sa propre extension, pourvu qu’il en ait les moyens. Plus de 1000 extensions ont ainsi vu et continuent de voir le jour, afin d’exprimer des centres d’intérêt, des thèmes précis ou tout simplement afin de renforcer la protection des marques, car les noms de domaines font désormais partie intégrante de toute stratégie de marque. On trouve donc désormais des extensions telles que .blog, .cloud, .shop encore très génériques, mais aussi des extensions ultra-ciblées à la fois pour certains centres d’intérêt (.poker, .tires, .tennis …) ou pour des territoires précis (que l’on appelle des geoTLD .paris, .zurich, .sidney …), sans compter les innombrables marques pour lesquelles il est illusoire de pouvoir déposer un nom de domaine (.gucci, .xerox, .sncf …) à moins que ces sociétés dépositaires ne les utilisent à des fins de gestion de communauté.

Vous l’avez donc compris, choisir la bonne extension parmi 1641 relève de la gageure aujourd’hui, quand nous disposions d’un choix réduit à quelques dizaines il y a 15 ans à peine – Bon j’avoue, 15 ans en temps internet est une éternité. Néanmoins, l’entrepreneur d’aujourd’hui est confronté à une problématique supplémentaire : non seulement le nom qu’il a choisi doit être libre parmi les 334 millions déjà enregistrés (juin 2016), mais encore faut-il qu’il trouve l’extension la plus adaptée et pertinente à son projet, sans être taxé de parasitisme par les titulaires du même nom enregistré avec une extension différente. Car c’est aussi un risque, les noms de domaine étant de plus en plus au coeur des stratégies de protection de marque.

Alors que faire ?

1Avant même de choisir votre extension, faites le tour des réseaux sociaux sur lesquels vous souhaitez être présent. Assurez vous que le nom choisi soit aussi disponible sur ces réseaux afin d’établir une cohérence sur l’ensemble des canaux, ou le plus possible si tel n’est pas le cas.

2Si le projet de l’entreprise se rattache à une thématique déjà portée par une extension (.cloud, .blog, .radio, .search …), 3 cas de figure se présentent:

  • Le projet est international et l’extension correspondante existe (99% des nTLD sont des termes anglophones), vous pouvez enregistrer ce nom de domaine
  • Le projet est local et l’extension existe dans la langue correspondante (.paris par exemple), vous pouvez aussi enregistrer ce domaine
  • Le projet porte sur une thématique ou communauté précise et l’extension correspondante existe (.io, .dev …) vous pouvez aussi enregistrer ce domaine

Ce sont là, à mon sens, les limites de l’utilité de ces nTLD à des fins d’exploitation courante.

3Restent les noms de domaines historiques, qu’ils soient génériques (gTLD) ou territoriaux (ccTLD). On ne va pas se mentir, le coeur de la présence sur internet se fait toujours par ce biais. Sur les 334 millions de noms de domaine enregistrés, 143 millions sont en .com ! Les 10 premiers ccTLD réunis pèsent plus de 70 millions de domaines. Il devient donc difficile de trouver un nom de domaine disponible, si ce n’est de le racheter à son propriétaire, car la majeur partie de ceux-ci sont à vendre.
La primeur doit par conséquent être donnée à ces types d’extensions, totalement rentrés dans les moeurs (.com, .fr, .net …). Tentez le rachat sur des plateformes comme Sedo par exemple, si le domaine que vous cherchez est déjà pris dans l’une de ces extensions, les prix sont souvent négociables.

Répartition des TLDs (%)

  • .com
  • Top 10 ccTLD
  • Autres

Top 10 des ccTLD

.it (Italie) 2.96M
.fr (France) 2.98M
.au (Australie) 3.05M
.eu (Europe) 3.86M
.br (Brésil) 3.87M
.ru (Russie) 5.25M
.nl (Pays-Bas) 5.64M
.uk (Royaume Uni) 10.76M
.de (Allemagne) 16.13M
.cn (Chine) 19.3M

En résumé

En résumé, favorisez tant que possible l’utilisation de gTLD ou ccTLD pour l’extension de votre nom de domaine, quitte éventuellement à racheter le domaine convoité à son propriétaire. La piste des geoTLD est intéressante à exploiter, car très peu de noms sont enregistrés en raison des restrictions imposées par le registre de chaque extension (doit être sur Paris pour obtenir un .paris par exemple). En ce qui concerne les nTLD, ils ne couvrent que quelques niches de marché, qui le plus souvent ne s’appliqueront pas à votre identité. Certains néanmoins ont du potentiel pour des usages précis : .blog pour un blog, .cloud pour de l’infrastructure et du partage, .shop pour une boutique en ligne et quelques autres encore. Pensez à vos réseaux sociaux pour harmoniser votre identité sur les différents canaux de diffusion. Enfin, vous n’êtes pas limités à l’achat et l’utilisation d’un nom de domaine unique; vous pouvez parfaitement décliner votre identité sur plusieurs extensions. Dépenser quelques dizaines d’Euros supplémentaires pourrait s’avérer un judicieux investissement.

Dans un autre billet, on essayera de prodiguer quelques conseils pour trouver le bon nom de domaine (le suffixe cette fois-ci) ainsi que l’impact du nom domaine sur le référencement du site internet.

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